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La chimie au coeur de la criminalistique
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La criminalistique a vu le jour au Canada, en avril 1859,
lorsque le professeur Henry Holmes Croft témoigna au procès du
docteur William Henry King. Dans son témoignage, le professeur
Croft affirmait qu'il avait trouvé 11 grains d'arsenic dans
l'estomac de Mme Sarah King. C'est ainsi que le docteur King fut
trouvé coupable du meurtre de sa femme.
L'objectif principal de la criminalistique est d'appuyer
scientifiquement les investigations portant sur des blessures,
des décès inexpliqués et des crimes. La composante chimie de
la criminalistique s'occupe des substances, comme la peinture, le
verre, les sols, les métaux, les explosifs, les produits
pétroliers et les plastiques.
L'un des principes de base de la chimie judiciaire, c'est que
tout contact laisse une trace : un délit de fuite entraîne
untransfert de peinture; si un cambrioleur brise une vitre, on
peut trouver des traces de verre dans ses vêtements; un coup de
feu laisse des résidus de poudre sur les mains du tireur.
En criminalistique, les chimistes doivent d'abord trouver les
indices. Ceux-ci sont ensuite analysés et leur signification,
déterminée. Dans un cas de délit de fuite, une trace de
peinture sur le pantalon d'une victime s'est révélée être de
la peinture argent métallique. À partir des fragments de verre
trouvés sur la victime, on est arrivé à la conclusion que la
lunette arrière de la voiture avait été fracassée sous le
choc. On a également noté, imprimé en partie sur le pantalon
de la victime, le logo de Datsun. À partir de ces indices, on a
rapidement retracé le véhicule.
La plus récente addition aux services de chimie judiciaireest
l'analyse des empreintes génétiques (ADN). Cette technique
offre la possibilité d'identifier la source d'un
fluidebiologique avec une certitude quasi absolue.
Une seule enquête dans un laboratoire de criminalistique peut
exiger la participation de plusieurs types de scientifiques : des
chimistes, des toxicologues, des biologistes, des spécialistes
en biologie moléculaire, des botanistes, des géologues, pour
n'en nommer que quelques-uns. Ces «détectives» scientifiques
doivent rassembler les morceaux d'un casse-tête extrêmement
complexe pour reconstituer le déroulement d'un crime.
La criminalistique au Canada ne cesse de progresser.
Aujourd'hui, il existe neuf laboratoires judiciaires au Canada,
dont ceux de la GRC. Lorsque vous lisez dans les journaux qu'un
cas difficile a été résolu et qu'on a trouvé de nombreuses
réponses à beaucoup de questions, essayez de vous imaginer tous
ces scientifiques, dont les chimistes, qui, grâce à leur
science,ont permis de résoudre le cas.
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