 |
|
Les retombées d'un prix nobel
|
 |
Les Canadiens peuvent être fiers d'un autre Prix Nobel de
chimie. Le dernier récipiendaire de ce prix est le professeur
Michael Smith de l'Université de la Colombie-Britannique qui l'a
obtenu pour sa découverte en chimie de l'ADN. Le professeur
Smith, né à Blackpool, en Angleterre, a immigré au Canada en
1956. Il a commencé ses travaux sur la synthèse chimique de
l'ADN dès le début des années 1960.
Il s'est valu le Prix Nobel de 1994 pour avoir mis au point
une technique essentielle en génie génétique appelée
mutagénèse dirigée. L'Académie royale des sciences de Suède
commente : «Sa découverte a sans aucun doute révolutionné la
recherche fondamentale et complètement transformé la façon
dont les chercheurs effectuent leurs expériences.»
Le travail du professeur Smith a permis aux chercheurs en
médecine de mieux comprendre les cancers d'origine génétique
ou virale. Une fois que les chercheurs comprennent mieux ces
gènes pathogènes, ils peuvent commencer à élaborer des moyens
de les contrer. Par exemple, une fois que les gènes d'un cancer
sont isolés, la protéine associée à ces gènes peut être
modifiée afin de découvrir quelle est la cause réelle du
cancer.
À cause de la découverte du professeur Smith, on entrevoit
la possibilité que la thérapie génétique parvienne à guérir
les maladies héréditaires en corrigeant la structure
moléculaire du matériel génétique qui a subi une mutation.
|