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Importantes recherches sur les végétaux
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Sean Connery
a eu une bonne idée lorsqu'il s'est enfoncé dans la jungle
sud-africaine à la recherche d'un médicament contre le cancer
dans le film Medicine Man. Le professeur N. Towers, du
département de botanique de l'Université de la
Colombie-Britannique, a eu la même idée, sauf que,
malheureusement, il n'a pas reçu les millions dollars qu'a
obtenus Sean Connery pour son travail d'acteur. Ce qui motive le
professeurs Towers, c'est plutôt la recherche de composés
antiviraux, antifongiques ou antibactériens qui permettront non
seulement d'adoucir l'existence, mais également de sauver des
vies. Ses recherches sont importantes parce qu'il devient de plus
en plus nécessaire d'élaborer des stratégies thérapeutiques
nouvelles par suite de l'émergence de souches résistantes aux
médicaments actuels.
Lorsqu'il découvre une plante qui semble avoir un effet sur
une maladie particulière, le professeur Towers cherche à
séparer les composés de cette plante afin de les utiliser
individuellement pour trouver l'ingrédient actif. Une fois
évalué, le composé doit être identifié. Si l'ingrédient
actif peut être synthétisé sans trop de difficulté dans un
laboratoire de chimie, c'est ce qui est fait. Toutefois, cela
n'est pas toujours possible et l'on doit alors procéder à une
culture tissulaire. Pour ce faire, on prélève des échantillons
du tissu de la plante désirée, on utilise des hormones pour
accélérer le développement de cellules spécifiques et l'on
extrait le produit cible de la plante (des racines, des feuilles
ou des tiges). La technologie de la culture tissulaire permet aux
cellules de végétaux de se multiplier à grande échelle en
laboratoire sans qu'il soit nécessaire de procéder à la
culture proprement dite d'une plante.
Les plantes recueillies à des fins de recherche sont
d'origines diverses et appartiennent à des espèces variées. En
conséquence, le professeur Towers et ses étudiants diplômes
ont donc l'occasion de se rendre dans de nombreux pays pour
chercher leurs plantes médicinales. Parmi les destinations
récentes, mentionnons le Népal, la Chine, la Tanzanie (Afrique)
et même le Canada.
Les plantes cueillies aux quatre coins du monde sont
utilisées pour traiter une variété de maux et de maladies. Par
exemple, le groupe du professeur Towers a découvert que certains
végétaux utilisés par les autochtones de Colombie-Britannique
contiennent des agents antifongiques. Au Népal, certaines
plantes ont des propriétés médicinales qui permettent de
traiter les rhumes, la grippe, les éruptions cutanées, les
taches sur la peau ou les furoncles, les blessures, la
dysenterie, la diarrhée et l'hépatite. Un grande nombre de ces
plantes produisent des composés chimiques naturels
photosensibles, de sorte que, lorsqu'ils sont utilisés avec une
lumière, leurs effets sont plus puissants. Dans la province de
Yunnan, en Chine, on a découvert que certaines plantes
développaient une activité antivirale lorsqu'elles étaient
irradiées par un rayon lumineux et, en Tanzanie, des chimpanzés
femelles se sont soignées elles-mêmes à l'aide de diverses
espèces du genre Aspilia. Des recherches plus poussées ont
démontré que les feuilles d'Aspilia contiennent des éléments
photochmimiques (devant être activés à l'aide d'une source
lumineuse) qui permettent de réduire les crampes menstruelles,
d'aider dans les cas de grossesses compliquées et de faciliter
les naissances.
Le syndrome d'immunodéficience acquise (SIDA) est un autre
domaine de recherche vers lequel cette équipe de l'Université
de la Colombie-Britannique s'est tournée. Par exemple, un
composé cyclique photosensible, l'a-terthiényle (a-T), extrait
de la fleur de marigold (souci officinal commun) très connue des
horticulteurs, arrêterait les effets cytotoxiques (toxicité des
cellules) du virus de l'immunodéficience humaine (VIH). C'est le
VIH qui est à l'origine du SIDA. C'est lui qui attaque et
affaiblit le système immunitaire, permettant aux infections
opportunistes de s'implanter. Lorsque l'a-T et les rayons UV sont
utilisés conjointement, le virus perd de ses capacités de
reproduction et, par le fait même, sa capacité de se répandre.
Cette découverte pourrait servir à la décontamination des
échantillons de sang.
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