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Cent ans de radioactivité
L'année 1996 marque le centenaire de la découverte de la radioactivité. Elle se définit comme étant l'émission spontanée de rayons pénétrants par un noyau atomique instable qui se transforme par la suite en un noyau différent (de masse différente). Les rayons émis sont des particules alpha et béta, ainsi que des rayons gamma. En 1896, Antoine-Henri Becquerel découvrait la radioactivité en notant qu'une plaque photographique avait été impressionnée par une petite quantité d'un sel d'uranium laissée prés d'elle. Le sel d'uranium émettait spontanément un type de rayonnement pénétrant qu'il a appelé "rayonnement uranique". Aprés la découverte de la radioactivité par M. Becquerel, on n'a jamais cessé de progresser dans ce domaine.

En 1898, Marie Curie et son mari découvraient leur premier radioélément qu'ils ont baptisé "polonium" . Plus tard cette même année, ils signalaient l'existence du radium. En 1903, M. Becquerel et les Curie recevaient le Prix Nobel de physique pour leur travail sur la radioactivité. Marie Curie obtenait par la suite le Prix Nobel de chimie de 1911 pour ses découvertes du polonium et du radium.

A la fin des années 1890, Ernest Rutherford et son partenaire Frederick Soddy constataient que la radioactivité se composait de particules alpha et beta. M. Rutherford a obtenu le Prix Nobel de chimie de 1908 pour ses recherches dans le domaine de la radioactivité. C'est en 1911 qu'il proposait le modèle nucléaire de l'atome qui est toujours en usage aujourd'hui et pour lequel il est plus connu. Ce modèle décrit l'atome comme contenant un noyau qui possède la plus grande partie de la masse, accapare toute la charge positive et occupe le centre de l'atome.

En 1934, Irène Curie (fille de Marie et de Pierre Curie) et son mari, Frédéric Joliot, découvraient comment créer de nouvelles formes artificielles de matière radioactive. Cette importante découverte a permis de produire de nouveaux radio-isotopes comme le phosphore-30, l'azote-13, le fer-59, le cobalt-60, l'iode-131, le technétium-99, le césium-137 et le plutonium-239. Ce dernier isotope était d'une importance capitale puisqu'il est fissible et allait constituer la substance explosive de la bombe atomique.

On connait surtout la radioactivity pour l'usage qu'on en fait dans les armes et les réacteurs nucléaires. Toutefois, on y a également recours dans l'étude des neutrinos solaires, le traitement du cancer (cobalt-60), la datation au radiocarbone (carbone-14) et la médecine nucléaire (traitement et diagnostic). Ainsi, l'iode-131 sert à diagnostiquer et traiter la maladie de la thyroïde, et le technétium-99, A diagnostiquer les problièmes de la thyroïde, des os, du foie, de la rate, des poumons, du système cardio-vasculaire, du cerveau et des reins. Le carbone-11, l'azote-13, l'oxygène-15, le fluor-18 et le bromure-75 sont employés en tomographie par émission de positrons (TEP). La TEP est un secteur de la médecine nucléaire en pleine croissance. Il s'agit d'une technique de diagnostic non invasive qui permet de prendre des images tridimensionnelles in vivo.

Au fur et à mesure que la médecine continue de progresser, on prévoit trouver des usages nouveaux et bénéfiques aux éléments radioactifs. logo