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Traitement des ulcères au bismuth
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Saviez–vous que les ulcères d'estomac peuvent être causés par une infection bactérienne ? La principale cause des ulcères est un déséquilibre entre les sécrétions acides et les sécrétions de mucus et de bicarbonate. Il en résulte que la paroi de l'estomac se détruit plus rapidement qu'elle ne peut être protégée et qu'elle ne se régénère. Par ailleurs, on a découvert qu'une infection persistante par la bactérie Helicobacter pylori peut aussi donner des ulcères.
Les traitements traditionnels contre les ulcères sont des antiacides, comme le lait de magnésie (hydroxyde d'aluminium), le Mylanta (hydroxyde d'aluminum et de magnésium) ou les Tums (carbonate de calcium). Ces traitements agissent sur le déséquilibre acide et modifient le pH de l'estomac. Le Pepto–Bismol, quant à lui, est particulièrement utile pour lutter contre les ulcères causés par le H. pylori. Or, les composants actifs du PeptoBismol qui réussissent à traiter l'infection contiennent du bismuth. C’est ainsi que des chimistes essaient maintenant de mettre au point de nouveaux composés bio–actifs de bismuth faciles à synthétiser, ayant une haute stabilité, peu coûteux et dont l'activité antimicrobienne est supérieure à celle du PeptoBismol. Leurs travaux se déroulent à l'Université Dalhousie, de Halifax, en Nouvelle–Écosse, où les professeurs Neil Burford et Stan Cameron, du département de chimie, et les professeurs Paul Hoffman et David Mahony, du département de microbiologie et d'immunologie, travaillent en collaboration avec le professeur Jonathan Curtis, du Conseil national de recherches.
Bien que l'on connaisse les propriétés des composés de bismuth dans le traitement du H. Pylori, on ne connaît toutefois pas le mécanisme biologique de l'activité thérapeutique de ces composés. Les sels de bismuth sont chimiquement complexes, ce qui nuit aux recherches dans le développement de médicaments supérieurs. Le professeur Burford et ses collègues ont synthétisé et caractérisé de façon exhaustive une série de composés du bismuth, qu'ils testent actuellement pour connaître leurs réactions par rapport à différents micro–organismes. On prévoit que leurs recherches permettront de mieux comprendre les mécanismes thérapeutiques du traitement des ulcères et favoriseront la découverte de meilleurs agents antimicrobiens.
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