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La vitamine E, antioxydant naturel
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L'oxydation se définit chimiquement comme étant la portion d’une réaction d'oxydoréduction qui se caractérise par une perte d'électrons ou par l'augmentation algébrique du nombre d'électrons dans l'élément oxydé. En d'autres termes, l'oxydation est perceptible sous la forme de rouille sur le fer, de rancidité des graisses et des huiles, ou même de vieillissement humain. L'oxydation du corps est perçue comme un processus de vieillissement ; elle peut toutefois entraîner l'apparition de maladies dégénératives. Les aliments s'oxydent lorsqu'on ajoute de l'oxygène à des sites non saturés de molécules organiques. L'oxygène, la lumière, la chaleur, les métaux lourds, les pigments et l'alcalinité sont des catalyseurs dans ce processus. L'oxydation peut être ralentie par l'utilisation d'antioxydants.
Ces derniers se définissent comme étant des produits chimiques qui, plus spécifiquement, retardent la détérioration, la rancidité ou la décoloration causées par l'oxydation. L'utilisation d'antioxydants prévient ou réduit au minimum le phénomène d'oxydation dans les aliments. Il existe deux catégories d'antioxydants : les séquestrants de métaux et les phagocytes de radical libre. Les séquestrants de métaux précipitent un métal ou suppriment sa réactivité en occupant tous les sites de coordination. Les phagocytes de radical libre comprennent l'hydroxyanisole butylaté (BHA), l’hydroxytoluène butylaté (BHT), les tocophérols (vitamine E) et l'acide ascorbique (vitamine C).
L'oxydation dans le corps est habituellement produite par les radicaux libres naturels. Ces radicaux sont des composés qui contiennent un ou plusieurs électrons non appariés ; ils sont donc instables. Pour se stabiliser, les radicaux libres « empruntent » ou « volent » les électrons de composés stables. Ces composés deviennent alors réactifs, ce qui entraîne l'oxydation. Il se produit ensuite une réaction en chaîne. Le corps aime à contrôler l'oxydation, notamment à l'aide de la vitamine E.
La vitamine E est un antioxydant naturel qui sert souvent à identifier un mélange de tocophérols actifs biologiquement. Il existe quatre formes de tocophérols naturels dans la vitamine E, l'alphatocophérol étant le plus actif. La vitamine E est liposoluble et agit comme antioxydant dans la portion lipide des cellules. Lorsque les lipides sont oxydés, ils forment des radicaux de peroxyde hautement réactifs. La vitamine E ralentit ce processus en cédant un de ses atomes d'hydrogène au radical de peroxyde qui se stabilise et devient non réactif. La vitamine E, pour sa part, devient un radical libre également non réactif.
Le professeur Keith Ingold, de l'Institut Steacie des sciences moléculaires du Conseil national de recherches, à Ottawa, en Ontario, est le spécialiste mondial de l'analyse chimique des capacités de la vitamine E. Il est chimiste en physique organique et étudie les réactions des radicaux libres. Il s'intéresse particulièrement aux raisons pour lesquelles la vitamine E réussit à emprisonner si facilement ces radicaux. M. Ingold analyse aussi d'autres intermédiaires chimiquement réactifs et met surtout l'accent sur l'étude fondamentale de systèmes simplifiés utilisés pour développer et tester des concepts et des techniques applicables à des problèmes en science, en biologie et en médecine environnementales. Parmi les systèmes biologiques qu'étudie M. Ingold, citons les mécanismes de l'artériosclérose (le durcissement des artères) et la détection du monoxyde d'azote in vivo. M. Ingold travaille avec le Heart Research Institute d'Australie pour déterminer si l'artériosclérose est le résultat de l'oxydation d'une lipoprotéine à faible densité qui transporte les lipides dans le corps humain. Le monoxyde d'azote, radical que l'on trouve dans l'échappement des véhicules, s'est révélé une importante molécule–indice dans le corps humain et joue de nombreux rôles dont, notamment, ceux de détendre les vaisseaux sanguins et de contrôler la tension artérielle.
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